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Une terre à semer… pour  un avenir radieux et une espérance.

Réfléchir sur l’éducation, c’est admettre une analogie qui acquiesce l’éducation comme un facteur latent de la construction de la société. Nul doute que, si la société est le symbole de la cohésion, elle est possible par les animaux(Aristote) que l’éducation a pu humaniser. Dans ce sens, former l’homme, éduquer l’être est au centre de toutes les préoccupations premières de la société, car c’est un moyen de créer une cohésion au sein des individus et d’assurer une prospérité. Pour Eric Weil, « l’éducation a pour but positif de donner à l’individu une attitude correcte dans ses rapports d’action avec les autres membres de la communauté ». Elle est l’outil de la socialisation qui fait quitter de l’état de nature vers un état civilisé. Par ce fait même, le but principal de l’éducation devient la capacité de former l’homme intégral qui soit utile à la société ; de l’élever vers une maturation positive. Un tel objectif poursuivi amène à comprendre que l’avenir d’une société est déterminé par le taux d’individus qui accèdent au système éducatif et la manière pour ses individus de s’approprier des problèmes de leur société en faisant des préoccupations principales. On peut alors, dans cette optique, affirmer que le vrai sens de l’éducation est l’analogie que l’on peut établir avec une terre à semer, à cultiver, à entretenir pour assurer un avenir. Par conséquent, tous nos foyers éducatifs (écoles, centre, nos universités) sont donc des pépinières méconnues mais qui deviennent des fontaines intarissables qui assouvissent les soifs et certains désespoirs de la société.

Il demeure en outre que la vraie éducation est l’objet d’une espérance. Comme ce champ de blé qui projette une certaine espérance, l’éducation est c’est par quoi on peut espérer une perpétuité des générations efficaces et efficientes pour maintenir le sens de la civilisation. Comme, un germoir que le jardinier entretient parce qu’il y a naissance de la vie, parce qu’il prédit une croissance, l’éducation porte une exigence d’un suivi sérieux pour que les fruits que celle produit soit justement la sève qui rende humides tous les désespoirs. Eduquer est par delà tout espérer pour le futur, dans le futur ; c’est prédire et prévenir pour ne jamais céder à la tentation de la perle de l’évangile. Cependant, une telle vision idéale qui semble être un principe, risque de nous plonger dans un fantasme pendant que la réalité présente un autre visage.

Les sociétés malades de la peste (la corruption), des antivaleurs et des délires qui inquiètent l’avenir de l’univers, à nos jours, ce sont celles-là qui ont sacrifié la joie d’espérer par l’éducation. Si le rôle de l’éducation est de former l’homme intégral, ce sujet est un homme conscient, porteur des valeurs, du savoir, porteur de la vie. Si aussi, toutes les civilisations ne se valent pas, c’est qu’il y a soit décroissance et croissance à une période donnée de l’histoire d’une civilisation. On peut extraire de cette thèse que de l’état actuel de nos sociétés en général par rapport à cette intégralité de l’éducation est en crise. Car chacune de nos sociétés a bien des choses à se rapprocher. L’Occident, par exemple a perdu le sens de certaines valeurs morales. Cette perte accuse un certain relativisme moral. Des questions bioéthiques, du tournant du phénomène « sexe libre », et le flux médiatique montrent qu’il y des lacunes au sein du système éducatif occidental. La pure rationalité et le désir de découvrir davantage le font sombre dans une caverne dont les conséquences qui en découlent sont des obstacles de l’espérance. Les problèmes écologiques aussi peuvent relever de ces lacunes d’une éducation qui manquent un certain sens moral, une certaine éthique. Par ailleurs, la crise au sein de la société africaine peut être posée à deux niveaux. Premièrement, il y a une certaine contagion occidentale qui remet en cause certaines valeurs qui doivent figurer dans notre système éducatif, en l’occurrence la décence de l’habillement. Notre mode de vécu lui-même est un copier-coller. Deuxièmement, si l’occident brandit encore un certain rationalisme, c’est en vue de l’invention, en Afrique non seulement que le niveau de l’éducation est en train de baisser, mais aussi elle fait rarement preuve d’une certaine créativité des méthodes pour son développement. Le système éducatif a perdu son premier sens de construction de la société ; il devient un poison dont l’antidote est d’abord une question de mentalité. Les écoles, les universités sont devenues de lieux de transaction de toute sorte de pratiques, sexuelles, agnostiques. La corruption devient le critère de sélection des élites. Bref le fruit produit par nos écoles n’est à pas la taille de défis de la société.

En résumé, du point de vue théorique, l’éducation est le premier moyen qui rend possible la cohésion et le progrès de la société. Sans elle, il n’y a pas de société civilisée, il n’y a pas lieu d’espérer la transmission d’une certaine éducation. Cependant, la réalité nous amène à comprendre que les différents systèmes éducatifs ont perdu certains éléments qui permettent de penser une société où toutes les dimensions, intellectuelles, spirituelles, morales et sociales,  sont prises en compte, où elles sont dans une synergie insécable. Il faut pour cela les repenser. Mais la question est de savoir comment y arriver, car les antivaleurs sont devenues la mode normale qui dicte la conduite de notre société.

Marius MUFUTA

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